Le 14 avril 2026, Bernard Accoyer, Président de PNC-France, a adressé un courrier officiel au Premier Ministre Sébastien Lecornu. L’objectif est d’obtenir la suppression du coefficient de conversion de l’électricité dans le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), un verrou administratif qui freine l’électrification du pays.
Une incohérence face à l’urgence de souveraineté
Alors que le gouvernement souhaite accélérer le plan d’électrification de la France pour renforcer la sécurité nationale et lutter contre le réchauffement climatique, le DPE actuel comporte un biais injustifiable. Il applique un coefficient de 1,9 à la consommation d’électricité, contre un coefficient de 1 pour le gaz importé. Ce calcul pénalise l’usage d’une énergie pourtant décarbonée à plus de 95 % grâce au mix électrique français.
Des conséquences lourdes pour les Français
Cette pénalisation de l’électricité engendre des effets néfastes immédiats :
- Surcoûts dans le neuf : obligation de surinvestissements coûteux sans gain réel pour le climat.
- Rénovations ruineuses : dans l’existant, le DPE pénalise les logements où l’installation d’une pompe à chaleur est techniquement impossible.
- Impact social : mobilisation de moyens financiers pour des rénovations inutiles dans des logements sociaux électriques pourtant bien isolés.
L’appel au bon sens
PNC-France demande de baser l’évaluation du DPE uniquement sur l’énergie finale, c’est-à-dire la consommation réelle utilisée dans le logement. Cette modification est autorisée par les dispositions européennes et simple à mettre en œuvre. Elle ne pèserait financièrement ni sur l’État, ni sur les propriétaires, tout en redonnant au chauffage électrique l’attrait qu’il mérite pour réussir la transition énergétique.


