PRÉSENTATION DE PNC-FRANCE

Les sciences et les technologies n’ont jamais accompli autant de progrès ni offert autant de progrès à l’humanité qu’à notre époque. Pourtant l’ignorance et l’irrationnel, le post modernisme prennent trop souvent le pas sur la science quand il s’agit de décisions publiques. Des faits tronqués, des procès, des rumeurs, des insinuations obscurcissent la réalité au point que l’on est en train de passer d’une société du savoir à une société dominée par un relativisme qui fait bon ménage avec l’obscurantisme.
Pour lutter contre cette dérive, des femmes et des hommes d’origines très diverses, se sont mobilisés pour faire comprendre, avec recul et circonspection, les réalités que sous-tendent la question indissociable du dérèglement climatique et de l’énergie afin de contribuer à éclairer leurs élus…

Enjeux et défis pour 2026

Nos convictions

Ecologie raisonnée et climat

L’écologie intègre de nombreux sujets mais il apparait clairement que la question climatique domine toutes les autres. Si en effet, « la planète brûle » c’est l’existence même de l’humanité qui est en jeu et dés lors de multiples sujets, aussi importants qu’ils soient, deviennent secondaires, et décarboner les activités humaines devient la priorité.

Ne laissant aucune place aux idéologies de l’écologie politique, seule l’écologie scientifique, avec la rigueur qui définit la science, permettra de relever les défis qui s’annoncent et de continuer à placer l’espérance dans l’avenir, moteur de tout progrès.

Il s’agit d’évaluer rigoureusement les moyens techniques et financiers, et de les affecter là où ils seront les plus efficaces.

Agir localement

Dans une société devenue technologiquement et bureaucratiquement hypercomplexe, les mécanismes de dialogue peuvent facilement se bloquer et la déraison l’emporter.

Conscient de cette situation PNC-France estime qu’il est plus que jamais indispensable que les Français, en agissant localement, incitent leurs représentants à anticiper les probables évolutions de leurs patrimoines scientifique et technique.
Dans le cas des installations nucléaires, qui représentent un « patrimoine » menacé, il est devenu nécessaire que les populations aident leurs élus à sauvegarder la prospérité industrielle et économique de leur territoire.

La volonté de PNC-France est de les assister en dénonçant les impérities de minorités agissantes qui, par leurs pressions idéologiques et politiques ont d’ores et déjà porté un tort important à la filière nucléaire avec des mesures non seulement très couteuses pour le consommateur, qui non seulement n’améliorent pas les émissions nationales de carbone mais aggravent, en raison des délocalisations industrielles, le bilan carbone de la France.

Appel d’octobre 2020 du président Bernard Accoyer

Madame, Monsieur,

Comme vous le savez, l’année 2020 aura vu l’arrêt des deux réacteurs de Fessenheim et du programme de recherche sur la 4ème génération, tandis que la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) prévoit l’arrêt de quatre autres réacteurs avant 2028, puis de huit autres avant 2035, ce qui expose le pays à de grandes déconvenues énergétiques, environnementales et financières.

Cédant à une idéologie anti-nucléaire d’un autre âge, relayée par de puissants lobbies, les pouvoirs publics, sans le dire clairement, orientent la France vers un affaiblissement dangereux de la filière, voire vers une sortie du nucléaire. Cette orientation est d’autant plus paradoxale que la France grâce au nucléaire est le seul pays dont l’électricité est déjà décarbonée.

Ces décisions sont d’une portée considérable :

  • Dégradation du bilan carbone de la France, par la réduction de la production pilotable d’électricité décarbonée
  • Coût énorme : financier, industriel, social, prix pour les consommateurs, environnemental…
  • Crises économique et sociale dans les territoires impactés
  • Risque de délestages dès cet hiver, voire de « black-out » catastrophique

Les décisions irréversibles déjà prises et celles qui sont annoncées ont conduit à la création de l’Association de Défense du Patrimoine Nucléaire et du Climat (PNC-France) que j’ai l’honneur de présider.

Connaissant l’attention que portent les élus à la prospérité de leurs collectivités et territoires d’élection, je sais qu’ils ont à cœur d’en défendre le patrimoine. Or, au moment même où l’énergie nucléaire est mondialement reconnue comme étant incontournable pour contenir les émissions de gaz à effet de serre, le patrimoine nucléaire français est en grand danger.

Cette filière industrielle avec ses 225 000 emplois – dont de nombreux dans votre région (directement et surtout indirectement) – doit être protégée.

Un site internet pnc-france.org est en cours de finalisation et nous vous informerons de son ouverture. Il comprendra des pages régionales pour lesquelles nous ne manquerons pas de vous contacter afin de les rendre vivantes.

En nous retournant le bulletin d’adhésion joint vous rendez l’association PNC-France plus forte, plus efficace pour défendre l’intérêt général et l’avenir économique et social de votre territoire.

 

Bien cordialement,

Bernard Accoyer
Ancien Président de l’Assemblée Nationale

ET DEPUIS ?

Depuis 2020, les réalités se sont imposées aux pouvoir publics, et le 10 février 2022 en campagne présidentielle à Belfort, le président de la République annonçait, dans une volte-face spectaculaire, qu’au lieu de fermer encore 12 réacteurs après ceux de Fessenheim, il décidait de la construction de 6 à 14 EPR2. Toutefois, « en même temps » il annonçait un très important programme de développement d’installations éoliennes et solaires. L’action de PNC-France a-t-elle contribué à cette volte-face nucléaire ? Peu importe. Ce qui s’impose est que notre filière nucléaire reste menacée puisque, 4 ans après le discours de Belfort, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), si elle vient de confirmer la construction des EPR2, prolonge également le développement à marche forcée du développement des (ENRi) dont les effets sur le prix de l’électricité pour les consommateurs sont déjà considérables, les effets sur la stabilité du réseau dangereux et les conséquences sur le parc nucléaire problématiques.

PNC-France se doit donc toujours de défendre la filière nucléaire auprès des instances décisionnelles nationales. Nous devons également à l’approche de l’élection présidentielle mobiliser les partis politiques et les futurs candidats afin que non seulement la France relance réellement la filière, mais aussi que la France s’élève enfin à Bruxelles pour défendre la spécificité de notre mix électrique hautement nucléarisé avec ses avantages que la Commission européenne, poussée par des États membres anti-nucléaires, fait tout pour détruire.