Uranium appauvri : PNC-France demande au Président de la République de préserver une ressource stratégique

Le 24 septembre 2026, Bernard Accoyer, Président de PNC-France, a écrit à Emmanuel Macron, Président de la République, au sujet de l’avis de l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) qui, dans le cadre de la mise à jour du Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs (PNGMDR), « estime indispensable qu’une quantité substantielle d’uranium appauvri soit requalifiée dès à présent en déchet » et recommande d’étudier son stockage définitif par l’Andra.


Une position contraire aux intérêts de l’État
Pour PNC-France, cette prise de position, d’un coût potentiellement très élevé, est inacceptable au regard des intérêts supérieurs de l’État et de son projet stratégique industriel :

  • le Conseil d’État a jugé en 2001 que « l’uranium appauvri ne peut pas être considéré comme un déchet, ni à plus forte raison comme un déchet ultime » ;
  • le Conseil de Politique Nucléaire du 17 mars 2025 a demandé aux industriels et au CEA un programme de travail sur les réacteurs à neutrons rapides, qui utilisent cette matière ;
  • le stock français, plus de 350 000 tonnes, pourrait être réenrichi en cas de crise sur le marché de l’uranium et fournir environ 9 années de combustible au parc actuel.

Aucune raison de sûreté
Très faiblement radioactif, non fissile, solide et stable, l’oxyde d’uranium appauvri est entreposé dans de simples installations classées. Aucune raison sérieuse de sûreté ou de radioprotection ne justifie un projet coûteux de stockage ultime, et la limite calendaire retenue par l’ASNR ne figure dans aucune obligation réglementaire.

Une question de souveraineté
PNC-France demande que soit rappelée au ministère et à la DGEC la nécessité de garder un accès efficace et rapide à ce stock, et de développer les réacteurs surgénérateurs : il s’agit de notre souveraineté, de la préservation des ressources naturelles et de la maîtrise du climat sur le long terme.

Sur le même sujet : la contribution de PNC-France au débat public sur le PNGMDR.

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