EDF et l’Europe : un modèle qui dérange

12 / 02 / 2026

EDF et l’Europe : un modèle qui dérange

Jean-Pierre Pervès

Depuis une vingtaine d’années, EDF et sa production d’électricité décarbonée ont été l’objet d’attaques incessantes de l’Europe, sous l’impulsion d’une brochette de pays antinucléaires , très bien représentés au sein de la commission européenne. Comment pouvaient-ils accepter l’avantage que procurait à la France son mix électrique ?

Dans l’article qui suit, « EDF : un modèle qui dérange », notre ami Jean-Pierre Riou s’excuse de nous présenter des chiffres fastidieux, mais PNC-France a jugé intéressant de contribuer à la diffusion d’une analyse, parfois tranchante, mais très bien référencée. Nous ne pouvons que recommander le site de Jean-Pierre Riou, très régulièrement alimenté (https://lemontchampot.blogspot.com).

Cette analyse conduit à rappeler quelques points essentiels :

  • La Commission européenne, toujours agrippée à son objectif « tout renouvelable » (malgré les regrets exprimés très récemment par le Chancelier allemand d’avoir arrêté leurs derniers réacteurs nucléaires), s’est attachée à déresponsabiliser les États-membres vis-à-vis de leurs politiques énergétiques, souvent très divergentes. Pourtant, le Traité de Lisbonne confie à chaque État-membre la responsabilité du choix de la technologie qu’il veut retenir pour la production d’électricité. Chaque État se trouve donc ainsi responsable des conséquences des choix qu’il a lui-même effectués, et donc responsable de la gestion de ses sous ou surcapacités et du backup indispensable . Dès lors, pourquoi l’Europe voudrait-elle imposer aux pays voisins les inconvénients de ces excès et les contraindre à accepter les conséquences économiques négatives de choix malheureux auxquels ils sont étrangers ?

  • Cet état de fait conduit maintenant la Commission européenne, avec sa proposition monstrueuse de « Paquet réseaux » (1200 milliards d’€ semble être une paille pour nos Commissaires européens !), à graver cette dérive dans le marbre : selon eux, les surproductions solaire et éolienne doivent être libres de batifoler dans le réseau européen, payées pour produire comme pour ne pas produire, sans responsabilités. Les moyens dont la production est pilotable et qui garantissent l’équilibre et sa régularité de production à chaque instant de l’année, comme le nucléaire et l’hydroélectricité, doivent s’effacer sans la moindre compensation.

  • Les prix, comme le montre très clairement l’article joint, ne signifient plus rien. Comment accepter que le prix de vente aux familles soit 4 à 5 fois le coût de production de l’électricité, prix auquel il faudrait ajouter les subventions généreusement attribuées et payées par ailleurs (près de10 milliards d’€ en France cette année) ? Et on nous parle de productions gratuites !

  • Derrière ce qui est de plus en plus une mascarade, se cache un détournement de langage : après avoir ferraillé pendant des décennies contre la notion de neutralité technologique, l’Europe en reconnait enfin la pertinence mais, mais, mais… quand comprendra-t-elle que la neutralité implique que le service rendu soit le même, et qu’il soit évalué et apprécié selon ce même critère ? Faudra-t-il encore attendre 20 ans ?

A lire et enregistrer !

Dessin Nicolas Waeckel

 

EDF : un modèle qui dérange

Jean Pierre Riou

Depuis la séparation entre EDF SA et EDF Renouvelables, les Bilans d’EDF SA ne font plus état que la production des centrales conventionnelles et pilotables. Il s’avère que cette production, qui suffirait à elle seule à satisfaire les besoins de la consommation quasiment chaque année depuis 1995, est bien plus décarbonée que la totalité du mix français malgré ses milliers d’éoliennes et de panneaux solaires.

Les chiffres qui vont suivre sont fastidieux. Chacun d’eux doit pourtant être lu attentivement pour comprendre la portée de l’analyse de l’évolution depuis 1980 du mix électrique d’EDF, aujourd’hui confronté aux injonctions de Bruxelles. Contrairement à la multiplication d’hypothétiques scénarios dont les coûts d’intégration se chiffrent en centaines de milliards, ces chiffres mettent en lumière les prouesses concrètement réalisées par notre fleuron national, entièrement financées par la vente d’une électricité dont le monde nous enviait pourtant le prix.
Cette analyse sera mise en parallèle avec les coups qui lui sont portés, depuis février 2000, par Bruxelles dont l’obsession semble être de nous priver de l’avantage compétitif qu’EDF nous confère sur nos voisins.

Cette analyse sera mise en parallèle avec les coups qui lui sont portés, depuis février 2000, par Bruxelles dont l’obsession semble être de nous priver de l’avantage compétitif qu’EDF nous confère sur nos voisins. 

Lire la contribution de PNC au format pdf :

EDF et l’Europe : un modèle qui dérange

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